Régime alimentaire et la maladie de Crohn

Les industries pharmaceutiques se cachent bien de vous faire connaître cette étude !

5 octobre 1999 – Selon une étude clinique effectuée auprès de 20 personnes atteintes de la maladie de Crohn, des modifications au régime alimentaire permettent de diminuer considérablement la médication nécessaire au contrôle de la maladie et même d’induire une rémission complète.

La maladie de Crohn est une forme complexe d’inflammation de la paroi intestinale pour laquelle il n’existe pas présentement de traitement unique. Le traitement médical conventionnel consiste en l’emploi de stéroïdes et d’agents immuno-suppresseurs dont certains entraînent des réactions secondaires importantes. On croit qu’elle implique une hypersensibilité de la réponse immunitaire des cellules du côlon à des composés normaux de la flore intestinale. Il est connu que le régime alimentaire influence la nature de la flore intestinale et plusieurs études ont montré que des aliments spécifiques pouvaient déclencher des symptômes chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn.

NOTE: En effet aujourd’hui des chercheurs, notamment à l’Hôpital de la Salpêtrière, ont recours à ce que l’on appelle la transplantation fécale, c’est à dire le changement de flore intestinal.
Pourquoi ne pas le faire via l’alimentation ? 

On sait que les déficiences nutritionnelles sont courantes chez les gens souffrant de cette maladie : on a identifié des déficiences de protéines, zinc, sélénium et acide folique qui peuvent tous modifier la réponse immunitaire. On sait aussi que l’huile de poisson contant de l’acide eicosapenténoique (EPA) aide à maintenir la rémission de la maladie de Crohn et que la glutamine et les multipolysaccharides dérivés d’aloès aident à sa guérison.

Dans la présente étude, les modifications alimentaires furent introduites graduellement. La première étape fut d’éliminer complètement les grains et d’avoir un régime faible en disaccharides (sucrose, lactose, maltose) pendant 30 jours. Si les symptômes diminuaient de 50 % ou plus, on maintenait ce régime mais en lui ajoutant une supplémentation d’huile de poisson donnant 875 mg par jour d’EPA et une multivitamine donnant 400 mg de vitamine E, 20 mg de zinc, 200 microgrammes de sélénium et 800 microgrammes d’acide folique.

Si la diminution des symptômes était inférieure à 50 %, on modifiait le régime alimentaire sur une base individuelle en éliminant tous les produits laitiers, en réduisant la quantité de levures alimentaires et de monosaccharides, en évitant toutes les noix et les farines de noix, et en ajoutant des féculents sans gluten comme le riz et les pommes de terre. Un mois plus tard, on ajoutait une supplémentation de 875 mg par jour d’EPA d’huile de poissonSi des symptômes persistaient encore au bout de trois mois, on ajoutait 4 g par jour de mucopolysaccharides dérivés d’aloès et 3 g par jour de glutamine. Des médicaments antimicrobiens furent utilisés au besoin en cas d’infection microbienne persistante. Tous les patients furent suivis pour des périodes variant de 6 mois à 8 ans (dépendant de la date du début du traitement).

Les résultats de ces changements au régime alimentaire ont entraîné une diminution des symptômes chez tous les patients et six d’entre eux sont entrés en rémission complète pour des périodes allant de 5 à 80 mois (6 ans et demi) et ont cessé toute prise de médicaments. Un des patients montra une rémission complète au bout d’à peine deux mois et la maintient depuis plus de 3 ans.

Pour les 14 autres patients, la diminution des symptômes a varié de 90 % à 40 %. Leur consommation moyenne de médicaments diminua de 17 à 5 mg par jour pour la prednisone, de 100 à 30 mg par jour pour l’azathioprine et de 33 % pour les préparations de 5-aminosalycates (5-ASA). L’indice moyen de perméabilité intestinale a diminué de 0,275 à 0,074.

Onze des patients ont répondu au régime spécifique initial d’hydrates de carbone et 9 durent y ajouter une ou plusieurs des autres modifications alimentaires.

Selon l’auteur de l’étude, L. Galland, cette recherche montre la possibilité d’appliquer les connaissances actuelles concernant l’influence des facteurs alimentaires et nutritionnels dans le traitement médical intégré de la maladie de Crohn.

Cependant, d’autres études sont nécessaires pour déterminer si une thérapie nutritionnelle individualisée devrait être considérée comme le traitement de première ligne pour la maladie de Crohn chez l’adulte.

Commentaire – Alimentation Santé: 

En lisant les dernières lignes de cet article qui date de 15 ans maintenant, nous remarquons qu’aucune étude n’a jamais été ensuite faite pour démontrer un lien entre la maladie de Crohn ou RCH et une éventuelle thérapie nutritionnelle. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela ne rapporte pas d’argent à l’industrie pharmaceutique … 

Il est sûrement évident que chaque cas est différent, mais tout le monde peut essayer, cela ne coûte rien, et pourrait changer votre vie !

Régime alimentaire et la maladie de Crohn

Source: 

Galland L, Nutritional therapy for Crohn’s disease: disease modifying and medication sparing. Alt Ther Health Med;1999: 5(2), 94-95

Ceci est un article de PasseportSanté.net