Le gingembre et le curcuma sont des zingibéracées connues pour leurs multiples vertus. En dehors de la cuisine, ces deux espèces vivaces ont d’excellentes propriétés anti-inflammatoires. Voici tout ce que vous devez savoir sur les différents modes d’utilisation de ces plantes pour soigner de nombreuses inflammations.

Les propriétés anti-inflammatoires du gingembre

Les propriétés anti-inflammatoires du gingembre se trouvent dans sa partie souterraine, le rhizome. Ce dernier contient de l’oléorésine constituée de gingérol, de shogaol et de paradol. Le gingérol est le principal composé bioactif de la plante qui possède des vertus anti-inflammatoires. Le gingembre contient également des lipides et acides gras non saturés (leucotriènes et prostaglandines) à effet anti-inflammatoire.

Sa composition particulière fait que depuis plusieurs siècles, il est utilisé en médecine chinoise comme remède naturel contre les douleurs rhumatismales et les raideurs liées à l’arthrose et à l’arthrite. Cet analgésique naturel qui calme les douleurs articulaires et musculaires est aussi utilisé dans le traitement de la maladie de Crohn et de l’endométriose. Son efficacité est aussi souvent mentionnée pour soigner les dysménorrhées primaires.

Le curcuma, efficace pour lutter contre les inflammations

Curcuma longa, le safran des Indes, appartient à la même famille que le gingembre. Ses propriétés anti-inflammatoires et antidouleur sont dues à une molécule principale : les curcuminoïdes. Son action est comparable à celle de la cortisone et de la phénylbutazone utilisées dans le traitement de l’arthrite rhumatoïde. C’est aussi une excellente alternative aux anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Le curcuma contribue au bien-être global en combattant les maladies courantes liées à l’inflammation chronique. Il améliore la mobilité des articulations. La plante soulage les douleurs articulaires liées à l’âge, au sport et aux rhumatismes (arthrite, arthrose, tendinite). Le pouvoir antioxydant du curcuma agit également sur les œdèmes postopératoires et les douleurs musculaires. Par ailleurs, le curcuma réduit l’inflammation chez les patients diabétiques souffrant de néphropathie.

Il protège aussi des maladies inflammatoires du foie, de l’intestin (gastrite, pancréatite) et atténue les douleurs des colites ulcéreuses. Grâce à la curcumine, la plante a la capacité à aller dans les régions de l’organisme inaccessibles pour beaucoup de molécules. Par exemple, la curcumine peut accéder à l’environnement cérébral, protégé par une barrière hématoencéphalique quasi-imperméable.

Comment consommer le gingembre et le curcuma ?

Pour être efficace, le gingembre doit être consommé quotidiennement, à une dose de 500 mg par jour. Par voie orale, le gingembre se prend en teinture avant le repas, en infusion ou moulu. Il se consomme aussi sous forme de comprimés, frais en tranches ou râpé. Les doses dépendent des besoins de chaque personne.

En application externe, l’huile essentielle du gingembre peut être utilisée par friction directe de la partie à soigner. La teinture mère diluée dans de l’eau tiède calme les maux de gorge si elle est utilisée pour le gargarisme. Pour les douleurs articulaires, une technique chinoise consiste à utiliser des cataplasmes infusés avec du gingembre.

Le curcuma quant à lui s’utilise frais (en tranches ou râpé) ou en poudre à titre préventif. À usage curatif, il est recommandé d’utiliser 1 cuillère à café bombée de poudre de curcuma 2 à 3 fois par jour. On se sert également de la macération alcoolique des rhizomes du curcuma ainsi que des gélules.

Il n’y a pas de doute que le gingembre et le curcuma soient de puissants anti-inflammatoires. Pour bénéficier de leurs vertus, n’hésitez pas à demander conseil à un phytothérapeute expérimenté.